Une branche du jardin, la clé des toilettes de la maison 2, un bout d'une jupe de Solène!
Une branche du jardin, la clé des toilettes de la maison 2, un bout d'une jupe de Solène!
C'était donc samedi soir la quatrième et dernière étape du programme de spectacles de danse que j'avais concocté pour Jeanne.
Quatre chorégraphies:
Les deux premières "Quatre ciels de novembre" et "Le Baiser" de Thomas Lebrun, puis "Noces" d'Angelin Preljocaj dont j'attendais beaucoup...
Pour moi, du convenu, du planplan, de la danse contemporaine dans tout ce qu'elle a de plus sinistre et de plus plombant...je commençais carrément à m'endormir!
Mais soudain, le choc!
"Uprising" de Hofesh Shechter, un chorégraphe israélien dont je n'avais jamais entendu parler mais qui apparemment est une valeur estimée de la scène londonienne.
J'étais prévenue par le programme distribué en début de spectacle:
Hofesh Shechter: "La pièce est sur l'énergie des garçons, leur état d'esprit, leur comportement, entre envie de jouer et envie de se battre...le plaisir que ça peut donner de prendre part à une guerre..."
La scène s'éclaire violemment, la musique est énorme, elle bat comme un coeur tonitruant, les danseurs sont complètement transcendés, et moi...captée et enthousiaste!
En plus, le Junior Ballet a choisi de faire danser deux danseuses avec les garçons, dont l'une aux longs cheveux blonds et c'est encore plus fort!
Complètement conquise par le spectacle, je ressens soudain une évidence: cette impétuosité, cette ardeur, cette vigueur, ce désir fréquent d'en découdre, bien sûr que c'est ce feu qui brûle sous la peau de mon petit garçon!
Et je ne peux m'empêcher de penser à cette anecdote révélatrice:
Il y a quelques jours, je demande à Adam ce qu'il veut faire quand il sera grand.
-"La guerre!"
Moi, dans toute ma douceur maternelle et féminine, je corrige:
-"Tu veux dire: protéger les gens!
-NON!! Faire la guerre!"
Un monstre orange (appartient-il au camp des Gentils ou à celui des Méchants?) est en difficulté sur le canapé du salon: il est attaché par une patte à une épée plantée entre deux coussins!!
Je garde la ligne!!
A quel prix?
Même si je donne l'impression, en famille, entre amis, le week-end, au restaurant, de ne me priver de rien, je suis en mode "vigilance permanente".
Je me pèse au moins deux fois par semaine.
Dès que j'ai accumulé des excès qui se voit sur la balance, je verrouille pendant 2, 3, 4 ou 5 jours jusqu'à obtention du résultat.
C'est à dire que je ne mange plus que:
et je bois du café, du thé (les deux sans sucre), et de l'eau quand j'ai vraiment soif, ce qui est rare (et pas du tout toute la journée avec ma bouteille à la main comme on voit dans plein de pubs).
Par contre, je ne pèse que rarement les aliments et je ne calcule plus les calories qu'au pifomètre.
Si vraiment, pendant une période de restriction, une tentation se présente (genre Steph:"-Marie, je te serre un verre de vin et du saucisson?"), je ne refuse pas, mais je me limite à deux gorgées de vin et deux fines tranches de saucisson.
Et je m'accroche au plaisir de voir mon poids diminuer sur la balance et de sentir mon jean flotter!
Je continue à faire du sport, pas seulement pour être mince, mais aussi pour être en forme.
Au lendemain d'une soirée, d'un dîner un peu copieux et d'un coucher tardif, rien de plus efficace pour me redynamiser qu'une quarantaine de minutes de course!
Une liane de lierre, un iris, quelques fleurs de seringat et une des toutes dernières grappes de lilas 2012: